John c’est mon chat. (Je suis toujours très inspirée pour les noms de chat.)
Il est stupide et déréglé cérébralement.
Pour ne citer qu’un exemple, pour jouer, il me montre ses fesses et les tortille en tous sens dans un mauvais remake de Shakira et consoeurs.
Il secoue les pattes de dégoût quand je ne lui donne pas des crevettes, du filet de bœuf ou ses petits pâtés gourmands 5 étoiles.
Quand on était en appartement, il devenait tellement fou furieux que j’ai été obligée de le promener en laisse tous les soirs. Ce ridicule titanesque ne pouvait plus durer, j’ai été obligée de déménager en maison.
John me coûte très cher.
Comme si ça ne suffisait pas, il est ingrat et dédaigneux. Il monte sur ses grands chevaux pour me toiser et me rabaisser plus bas que terre à ma pauvre condition d’être humain.
Mais je l’aime bien quand même parce que c’est un fauve redoutable.
Il s’aplatit dans l’herbe, l’œil à l’affut, la moustache frétillante, les muscles bandés et paf ! Il bondit et m’attrape un joli petit oiseau, il me le déchiquette, me le mâche, me l’avale et me le vomit sur les pieds comme un sacrifice sur l’autel de ma divine personne. Je suis tellement ravie quand il fait ça !
Je ne sais pas si je préfère vivre avec John ou avec le Protozoaire...
J'ai du être vraiment vilaine dans ma vie précédente.
mercredi 10 mars 2010
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