lundi 22 mars 2010

Pourquoi Garfield hait le lundi ?


Parce que c’est une constante irréfutable, le lundi est un calvaire.
Mais pourquoi donc?


Explication physique :


Lors du sacro saint weekend, l’évènement majeur et tant attendu est : la grasse matinée. Bien évidemment.

Déjà le vendredi soir, à l’heure de l’apéro, alors qu’on se prépare à faire les fous toute la nuit ou une presque, on se dit, sourire aux lèvres dans une délectation anticipée « demain, je dors, demain, c’est grasse matinée. »

On visualise déjà le moment où fourbu, rompu on va se lover contre l’oreiller, s’englober dans la couette, fermer les yeux dans ce suprême cocon et s’endormir en n’ayant aucune crainte du réveil.

Le corps est surpris en flagrant délice de langueur.
Il aime tout ce douillet, ce sommeil sans fin tout doux et tout chaud.
Le corps se prélasse, se repose, jouit de torpeur et de somnolence.

Principe de physique capital :

« L'inertie d'un corps est sa propriété de conserver une vitesse constante, ou de rester immobile lorsqu'aucune force externe ne s'y applique, ou que les forces qui s'y appliquent s'équilibrent. »

D’où découle la première loi de Newton :

« Tout corps, en mouvement rectiligne uniforme ou au repos, soumis à des forces qui se compensent, persévère dans son état. »

Et c’est ainsi que notre corps si délicieusement blotti dans son sommeil deux matins de suite a pris pour habitude, pour norme, pour état de référence, le fait de dormir sans sonnerie de réveil comme épée de Damoclès au dessus de sa tête.

Suivant la première loi de Newton et le principe d’inertie, notre corps ne veut que persévérer dans la grasse matinée et son bienheureux engourdissement léthargique.

Mais le lundi matin est une injure brutale et violente au fonctionnement normal de notre corps.

La force externe en forme de tididip strident se charge de modifier notre état, notre norme endormie et nous voilà au travail.

Notre corps a du mal avec ce changement de trajectoire, de vitesse et d’inertie qui survient si vite et si brusquement.
Il veut retourner à sa position initiale et oscille autour de l’état de béni dodo sans pour autant arriver à y retourner.

Et c’est là tout le supplice du lundi.
Le corps, de toutes ses forces, en appelle à sa charmante somnolence mais il ne peut plus retourner au creux douillet du sommeil.

Les bâillements se font légions, les yeux encore un peu scellés par le Marchand de Sable clignotent furieusement, les bras ballants n’envisagent pas de faire autre chose que pendre inertes le long du corps, le cheveu se fait plat et terne, les jambes traînent la savate, les joues en appellent au confort douillet de l’oreiller.

Mais non, il faut oublier l’inertie de la grasse matinée et se mettre à bosser.



Explication psychologique :



« Je n'aime pas le travail, nul ne l'aime » Joseph Conrad (écrivain anglais)

Par nature, l’être humain est un grand flemmard, il n’aime que le prélassement et l’amusement.

Or, comme le lundi sonne le glas du royaume du repos, de la distraction et du loisir, on le déteste. On le déteste comme l’oiseau de mauvais augure car il annonce une semaine de fastidieux labeur.

Le lundi c’est la fin de la bulle aux mirages qu’est le weekend, c’est le retour à la vie laborieuse, c’est le présage d’une semaine de fourmis à besogner.

Le lundi c’est le retour aux réalités, c’est une grande claque dans notre douce indolence, c’est une piqure de rappel : une nouvelle semaine au boulot, encore une.


Pour des explications médicales au calvaire du lundi, allez voir ici.



Et Garfield dans tout ça ?



Lui, il devrait s’en fiche. C’est un chat.

Il n’a pas de quoi se plaindre. Lundi ou dimanche, qu’est ce que ça change pour ses 22h de paresse et de sommeil ?

Mais non, il ne s’en fiche pas, il fait sa crise du lundi. Et ça, je trouve que c’est un scandale !

Le mal du lundi chez les chats est une insulte à nous autres petits humains qui affrontons courageusement tous les matins de la semaine pour gagner assez de sous et pouvoir leur acheter des pâtés gourmands 5 étoiles.

Si jamais John me fait une crise du lundi, je promets qu’il va aller faire un stage en brousse et que moi, je vais adopter un Steven hibiscusien, qui, je suis sûre, aura de meilleures manières.

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