jeudi 25 mars 2010

Procrastination à l'honneur !

Aujourd’hui c’est la journée de la procrastination.

Voir l'article du Point.

Des fois, je me demande à quoi peuvent bien penser les gens qui établissent des journées pareilles.
La journée de la procrastination ?
Non, mais quelle rigolade !

Si on reconnaît ce mal et qu’on le catapulte sur le devant de la scène en lui dédiant une journée toute spéciale, rien que pour lui, ça pourrait justifier pas mal de dérives.
A quand la journée de la paresse ?
Parce que, c’est un peu lié. Et puis ça doit toucher la majorité de l’humanité.
Et la journée de l’oisiveté et du glandage ?

Et puis surtout, journée de la procrastination ça veut dire quoi ?
Que pendant une journée on a le droit de procrastiner et d'atermoyer?
Dans ce cas là, autant en faire un jour férié.
Parce que les travailleurs vont, à tout remettre à demain, ne rien faire aujourd’hui.
Et si le patron s’énerve, « on peut savoir pourquoi vous en ramez pas une aujourd’hui ?!!!! Allez, tout le monde au boulot ! »
« Ah, non ! Désolés Monsieur. Aujourd’hui c’est procrastination. »




Enfin, un jour férié en plus, je suis loin d’être contre.
Et la procrastination ça me connaît, alors je ne vais pas cracher dans la soupe.


Avant, je me disais, rouge de honte, que j’étais vraiment la lie de la société à si bien manier procrastination et flemmardise, et j’essayais de rassembler mes maigres forces en un élan de courage désespéré pour pouvoir à nouveau me mettre au travail.




Maintenant, si c’est un mal commun qui a ses titres de noblesse, je ne vais plus me morfondre d’être ainsi mal fichue de la besogne. J’ai trouvé une excuse.

Si il y a une journée de la procrastination, c’est qu’il y a énormément de gens qui en souffrent. Ou l’excuse de la masse. Il y a plein de personnes comme moi, donc mon vice est plus légitime, donc ce n’est pas complètement ma faute puisque je ne fais qu’être comme les autres, donc vous m’excuserez.




De plus, David d’Equainville (éditions Anabet) assure : "La procrastination c'est une défense immunitaire face à une société extrêmement rude, un moyen positif de se défendre des assauts du monde contemporain"
Je plaide donc la légitime défense. Ce n’est pas ma faute, c’est la faute de la société. Youpi ! Me voilà déresponsabilisée. Et tout le monde le sait, il n’y a rien de plus agréable que d’être dédouané de toute responsabilité. Surtout, que là, ce sont mes glandages procrastinatoires que je n’ai plus à assumer. Parfait ! « Légitime défense » j’ai dit !


Conclusion : pourquoi faire aujourd’hui ce qu’on peut faire demain ?

2 commentaires:

  1. Tous les jours je me disais qu'il fallait que je revienne jeter un coup d'oeil par ici...
    In procrastination we trust ;)

    Je pense qu'auourd'hui j'en ai assez lu pour savoir que je reviendrais! (Mais quand...?)

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  2. Procrastination quand tu nous tiens !

    Ravie que tu aies quand même trouvé le temps de faire un petit détour par chez moi !

    C'est quand tu veux ! Aucun impératif ici bas, et encore heureux! :)

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