mardi 25 mai 2010

Mes vacances: jour 1

Reprenons à partir du vendredi soir, moment où je vous ai laissé.

Il a fallu rentrer à toute allure à la maison, planning serré avant l’arrivée du Bougre. C’était sans compter les embouteillages. Vous noterez que la Capitale Hibiscusienne n’a rien à envier aux périphériques parisiens. En Capitale Hibiscusienne on a la jovialité des carcasses roulantes, le mystique des sombres fumées gasoilées, le manège des conduites agressives digne des auto-tamponneuses (rien à voir avec ces sympathiques mollassons que sont les Parisiens) et le déhanchement des routes cabossées et constellées de heurts.

Une fois à la maison, moulue et fourbue, je n’aspire qu’à m’effondrer une bouteille de Coca à la main. Petit détail personnel sur moi ! (Vous en mourriez d’envie, je le sais!) Je suis accro au Coca Cola. Cette drogue américaine est mon élixir de vie. J’ai bien honte de m’inonder le gosier de cette boisson symbole du capitalisme et de la mondialisation, mais que voulez vous … Je suis devenue experte en la matière et je vous certifie que les Coca Cola n’ont pas tout à fait le même goût d’un pays à l’autre. Et dans tous les pays d’Afrique où j’ai été le Coca est le meilleur du monde et même le meilleur de la Galaxie ! (Le Coca russe est le pire.)

Mais non. Il faut céder à la folie du Protozoaire et chanter très faux et très fort la chanson des Pokémons. (Le Protozoaire est un être étrange, ce qui m’inquiète c’est que nous avons une « culture » commune.)(J'ai bien pensé vous mettre un enregistrement, mais ça aurait été procéder au meurtre massif de toutes les oreilles se perdant en ces lieux.)

Il faut céder à l'appétit insatiable de John et lui verser 5 fois des petits bouts de pâté. Figurez-vous que John n’est pas un animal très pratique. Si vous lui donnez sa pâté en une seule grosse fois, il va faire la moue devant cet amas à l’odeur répugnante, me regarder d’un air méprisant, secouer les pattes de dégoût, ne rien manger et miauler à la mort. J’ai déjà essayé de ne pas céder. Il est plus patient et persévérant que moi. Il peut miauler 2h durant, mes oreilles n’ont pas cette endurance. Si vous lui donnez sa pâté en trois « moyennes » fois, il va se jeter dessus, manger à une vitesse incroyable tel le porc goulu et pressé, enfin, après 5 minutes de digestion houleuse, il va tout vomir sur le tapis.

Il faut céder au diktat de la beauté et de la féminité. A savoir se faire la peau vierge de tout poil intempestif. Malheureusement après m’être occupée de John et du Protozoaire, je n’eus pas le temps de me ratiboiser la pilosité. Il fallait déjà aller chez l’ophtalmologue. (Oui, j’ai des petits problèmes d’œil.)

L’ophtalmologue, lui, n’était pas pressé. J’eus beau faire savoir que l’attente commençait à se faire longue et fastidieuse, alerter le docteur que j’avais eu le temps de lire tous les Public de la salle d’attente (soit à peu près 40, entrainant une débandade affolée de mes pauvres petits neurones survivants), prévenir le monsieur que je devais aller à l’aéroport d’ici peu, râler, maugréer, ronchonner, rouspéter, rien n’y fit. 1h30 d’attente et les nerfs en pelote. J’avais comme une envie de sauter à la gorge de quiconque oserait passer dans mon champ de vision et de faire subir une multitude de tortures à cet être démoniaque qui me sert d’ophtalmologue.
Au bout de 1h30, me voilà sur la chaise à subir les assauts de tout un tas de machines bizarres, aux formes menaçantes. Bizarrement, ce sont les petites gouttes dans les yeux qui m’ont fait du mal. Le fond de l’œil est un examen fourbe et traitre. Il ne paye pas de mine et pourtant, il vous condamne à avoir un regard de zombie de l’enfer (pupille dilatée = œil out noir) et à voir flou, très flou, très très flou pendant 4h !

De retour à la maison, à peine le temps de prendre une douche. Tant pis pour le génocide des poils, je serais velue. Et puis, tant pis pour le maquillage. Avec une vision extrêmement floue mes effets de sublimation de l’œil furent désastreux, catastrophiques : je ressemblais à une Cruella épileptique de l’eye liner.

Direction l’aéroport. Réception du Bougre.
Samedi : plage, dîner en namoureux …


Dimanche : départ prévu pour le Nord …

J’avais demandé à mon bon ami Semi le taxi de bien vouloir nous faire office de chauffeur tout du long de notre périple dans le Nord de la République de l’Hibiscus.
Il fut ravi et enchanté d’être notre fidèle et dévoué serviteur de voiture pendant 4 jours. Départ fut donc fixé au dimanche à 14h00.

Pour le reste, comme on dit, ce qui se passe dans le désert hibiscusien, reste dans le désert hibiscusien.

3 commentaires:

  1. On veut la suite !
    (Si sa peut te rassurer, je crois que tous les animaux de compagnie sont des dictateurs miniatures. Avec mon chien, impossible de grignoter un bout tranquille sans qu'il ne vienne me raqueter à grand coups de yeux tous mignons qui me font (bien sûr) céder en moin de deux minutes.)

    RépondreSupprimer
  2. ici madame "tara monssa " n'accepte ses croquettes seulement si je les ai au prealable remuees avec le doigt....

    1h30 ???!! inimaginable, je serais partie....

    RépondreSupprimer
  3. @ Mathis: oui, oui, la suite arrive ! :)
    Et ça ne me rassure pas pour autant, la dictatrice en ce bas monde ce devrait être moi et rien que moi !

    @ Tagada: oooo... Il faut lui touiller les croquettes ! Finalement John n'est pas si terrible !
    Et oui, 1h30. J'ai regretté de ne pas avoir emporté mon M-16 !

    RépondreSupprimer

Boîte à bavardages
(seuls les bavardages dignes d'intérêt sont acceptés)